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Affaire « saisie de cocaïne au Port» : Pourquoi Talon" a lâché"Ajavon

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Pourquoi Talon"a lâché"Ajavon Le Chef de l’Etat n’a pu afficher son soutien à son grand allié de la présidentielle de 2016. On en sait un peu plus sur ce choix de Patrice Talon. Le ministre de la Justice, Joseph Djogbénou a évoqué le sujet à la faveur d’une conférence de presse ce mardi à Cotonou.

Beaucoup s’interrogeaient sur les raisons ayant poussé Patrice Talon à se muer dans un mutisme indescriptible durant les  huit (08) jours de garde à vue de son "ami". Des observateurs se demandaient en effet pourquoi le président de la République n’a pu rien faire pour vite sortir d’affaire Sébastien Ajavonqui se défendait face à la justice dans le dossier «saisie de cocaïne au Port». Le Garde des Sceaux a éclairé la lanterne des populations hier mardi. « Je voudrais dire à tous les clergés possibles qu’à partir du moment où le circuit judiciaire est saisi et cela commence  par les officiers de police judiciaire, le ministre de la Justice n’intervient pas. Vous imaginez que de par ma formation, de par ma culture, rester silencieux  est très douloureux. C’est une règle que nous nous sommes imposée et c’est une règle qui sera appliquée.

Il aura sans doute d’autres affaires. Que celles et ceux qui voudraient se mobiliser  sur ces affaires  ne demandent pas au Président de la République et au ministre de la Justice  d’intervenir», a expliqué le Professeur Joseph Djogbénou. Il martèlera : « Le ministère de la Justice considère aujourd’hui et le gouvernement considère aujourd’hui que toutes  les fois que le processus judiciaire sera enclenché, il appartiendra aux autorités judiciaires d’informer l’opinion». Patrice Talon n’a pu intervenir parce qu’il voulait respecter la loi. Le ministre Djogbénou l’a souligné. Au nom de la loi, il a dû donc abandonner Sébastien Ajavon dont le mot d’ordre a été déterminant lors de la présidentielle. Le président Talon devra avoir la même réaction si d’autres alliés ou amis se trouvent d’aventure obligés de défendre leur honneur devant la justice, à en croire le Garde des Sceaux.

Mike MAHOUNA

Plus d’arrangement avec les trafiquants de drogue

Le gouvernement de la Rupture sera intraitable avec les criminels. Ce mardi, le ministre de la Justice a été suffisamment clair face aux médias. Le Bénin ne sera pas un refuge pour les organisations criminelles. « Sur les priorités en matière de justice pénale, les parquets seront sans état d’âme lorsqu’il s’agira de réprimer les crimes de sang, lorsqu’il s’agira de réprimer les atteintes contre les personnes vulnérables, les femmes, les enfants, lorsqu’il s’agira de réprimer la criminalité économique et lorsqu’il s’agira de réprimer le trafic de stupéfiants», a-t-il déclaré. Pour le Professeur Joseph Djogbénou, le Bénin ne peut être un narco Etat. Il ne peut y avoir d’arrangements avec les auteurs de trafic de stupéfiants. Et la justice jouera son rôle pour punir les trafiquants qui ont fait du Bénin leur plateforme et dissuader les potentiels trafiquants. « Je veux vous dire très clairement que les instructions ont été données…Cela, c’est la politique pénale du gouvernement», a insisté le ministre pour souligner tout l’engagement de Patrice Talon et son équipe.

A.S

Entre les deux alliés, c’est la guerre froide

Ils ne se sont pas ouvertement déclarés la guerre. Ou du moins pas encore. Mais depuis les ennuis judiciaires du magnat de la volaille, il est une évidence qu’entre Patrice Talon et Sébastien Ajavon, la lune de miel des premières heures de la victoire a déjà viré à une lune de fiel. Après le verdict de la cour, vendredi 04 novembre dernier, il était encore loisible pour certains d’affirmer que le dossier 18Kg de cocaïne au port de Cotonou est une affaire judiciaire dans laquelle le gouvernement et donc son chef n’ont rien à voir. Mais depuis la survenance d’autres faits tels que la poursuite de la fouille d’autres containers de Comon Sa, la tentative d’empêcher Sébastien Ajavon de prendre un vol pour Paris dimanche dernier, l’opinion publique a du mal à ne pas voir la main de Talon derrière les tracasseries infligées à l’homme d’affaires. Le ministre de la justice aura beau évoqué le principe de la non immixtion du gouvernement dans une affaire qui relève du parquet, le béninois lambda aura du mal à y croire. Même si le Chef de l’Etat ne dit rien, même si Sébastien Ajavon non plus ne le pointe expressément du doigt, ce serait aujourd’hui presque un mensonge que de dire que tout va bien entre les deux alliés du second tour. Ils se regardent presque en chiens de faïence, l’un soupçonnant l’autre d’être la source de ses difficultés. Et presque toujours, en de pareilles circonstances, le clash, même longtemps contenu, finit toujours par exploser. La situation actuelle s’apparente à une sorte d’hypocrisie dans une relation dont la nature n’est plus qu’un secret de polichinelle. Si on est arrivé au point où le linge sale ne peut plus se laver en famille, autant déclencher ouvertement les hostilités afin qu’on sache qui fait quoi contre qui et pourquoi. Le mérite, c’est que cela va permettre à la classe politique de se libérer. Selon que ses intérêts soient avec X ou Y, il y aura une sorte de bipolarisation, toute chose utile pour barrer la route à la pensée unique. La démocratie ne se nourrit-elle pas de contradiction ?

B.H

Dernière modification lejeudi, 10 novembre 2016 06:37
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